L’aromathérapie ou les huiles essentielles, les hydrolats

Les huiles essentielles

En latin et en grec, « aroma » signifie « arôme, aromate » et « therapeia » signifie « soin, cure ». Nous parlons donc bien de l’usage thérapeutique (médical) des extraits aromatiques de plantes.

Pas facile de s’y retrouver dans la jungle des huiles essentielles !
Surtout que sur le net, on lit tout et son contraire sur leur utilisation.
Et pourtant, l’aromathérapie est l’une des médecines alternatives les plus efficaces !

Pourquoi ? Parce qu’elle n’est pas douce.

Une huile essentielle, c’est le concentré de plusieurs kg de plante, contenant plusieurs centaines de molécules aromatiques différentes ! C’est de cela que nos huiles tirent leurs propriétés impressionnantes, mais c’est aussi pour cela qu’il faut les manipuler avec précaution (comme dirait Paracelse, « c’est la dose qui fait le poison »).

Vous pourrez trouver en ligne, sur des sites sérieux, des huiles essentielles de grande qualité, HEBBD (Huiles Essentielles 100% pures et naturelles, Botaniquement et Biochimiquement Définies) , BIO de préférence, parfois locales, artisanales plutôt qu’industrielles (Cette dernière augmente le niveau de pression de la distillation afin de diminuer le temps de production. Les molécules biochimiques sont ainsi, pour partie, détériorées. Or, elles garantissent les vertus thérapeutiques des huiles essentielles).
En second lieu, faire le choix du Bio (huile essentielle issue d’une production biologique) garantit, dans la majorité des cas, un respect du mode de production, sans engrais ni pesticide. Ces composés ne se retrouveront donc pas sur votre peau ou dans vos poumons. Il est cependant important de préciser que nombre de petits producteurs de qualité n’ont pas les moyens financiers de proposer des huiles essentielles bio. Ceux-ci offrent alors des produits de qualité non estampillés bio. De plus, certaines huiles essentielles ne pourront jamais être certifiées bio car elles sont cueillies à l’état sauvage et non cultivées. A l’inverse, une plante dite « sauvage » n’est pas nécessairement de qualité (certaines bordent les autoroutes par exemple).

La mention « 100% naturelle » n’équivaut pas à une production certifiée biologique. Elle signifie simplement que les huiles essentielles ne sont ni diluées ni modifiées. En revanche, l’encadrement législatif sur le terme « naturel » oblige simplement à ce que le produit contienne moins de 30% de molécules de synthèse.

La mention « 100% pure » : signifie que l’huile essentielle n’est ni diluée ni coupée avec un autre composant ou une autre huile essentielle.

La mention « complète » ou « entière » signifie que la plante a été distillée suffisamment longtemps pour récupérer l’ensemble de ses molécules aromatiques.

Vérifiez le type de produit : s’il s’agit d’une huile essentielle, d’une essence, d’une absolue (produite par le procédé d’enfleurage) ou d’un hydrolat (eau florale).

Regardez la partie de la plante dont on a extrait l’essence (partie distillée) : la racine, les feuilles, etc… La plante produit des molécules distinctes selon ses organes, par conséquent les huiles essentielles qui en sont extraites offrent des caractéristiques différentes.

Fiez-vous au nom latin (ou nom botanique) de l’huile essentielle, il est le seul repère valable quant à la plante distillée. C’est ce qui vous permet de ne pas confondre par exemple : le Cèdre de l’Atlas « Cedrus atlantica », et le Cèdre de Virginie « Juniperus Virginiana ». Ces deux huiles essentielles ne sont pas de la même famille botanique, n’ont pas les mêmes vertus thérapeutiques et leur nom commun peut varier d’un producteur à l’autre.

Prenez connaissance de la composition biochimique de l’huile essentielle, et plus particulièrement, si cela s’y prête, de son chémotype, qui permet de différencier les propriétés d’huiles essentielles issues d’une même plante qui vit dans des conditions différentes. Ainsi, une plante peut donner des molécules différentes, aux propriétés également différentes.

 

Les huiles essentielles possèdent mille et un secrets. Nous en découvrons chaque jour de nouveaux, pour notre plus grand plaisir.

Les huiles essentielles, lorsqu’elles sont associées entre-elles, renforcent mutuellement leurs principes actifs. Il est donc intéressant de les associer afin d’obtenir une synergie et une potentialisation de l’effet recherché, sans dépasser 3 ou 4 huiles essentielles pour ne pas risquer de provoquer des antagonismes.

Pour la diffusion dans l’atmosphère, les associations créent des parfums inédits, avec le temps, vous pourrez créer vous même de véritables compositions d’ambiance !

Selon le type d’huile essentielle, les propriétés peuvent être (non exhaustif) :

  • Analgésique (soulage la douleur par une action sédative sur les nerfs),
  • Antibiotique (lutte contre les infection internes),
  • Antidépresseur (lutte contre les états dépressifs,
  • Antiémétique (soulage les états nauséeux et élimine l’envie de vomir),
  • Anti-inflammatoire (réduit les inflammations),
  • Antispasmodique (prévient et soigne les douleurs spasmodiques de l’intestin et de l’utérus),
  • Antisudoral (réduit la transpiration),
  • Antitoxique (agit comme un anti-poison),
  • Antiviral (inhibe ou élimine les virus),
  • Aphrodisiaque (augmente la libido),
  • Astringent (tonifie les tissus),
  • Carminatif (expulse les gaz intestinaux),
  • Cholagogue (stimule la sécrétion biliaire),
  • Cicatrisant (accélère et améliore la cicatrisation),
  • Déodorant (réduit les odeurs),
  • Dépuratif (purifie le sang),
  • Digestif (stimule et facilite la digestion. Soulage l’indigestion),
  • Diurétique (augmente la quantité d’urine),
  • Emménagogue (stimule et régule les règles),
  • Expectorant (élimine les excès de mucus présent dans les bronches),
  • Fébrifuge (réduit la fièvre),
  • Fongicide (prévient et détruit les infections fongiques),
  • Galactalogue (stimule la sécrétion lactée),
  • Hépatique (stimule et tonifie le foie),
  • Hypertenseur (augmente la pression sanguine),
  • Hypotenseur (abaisse la pression sanguine),
  • Immunostimulant (renforce les défenses de l’organisme contre les infections),
  • Nervin (tonifie le système nerveux),
  • Sédatif (réduit le stress et calme le système nerveux),
  • Stimulant (augmente l’énergie et accélère les sécrétions glandulaires -libération d’adrénaline-),
  • Stomachique (stimule la digestion gastrique),
  • Styptique (interrompt ou réduit une hémorragie externe),
  • Sudorifique (augmente la transpiration),
  • Tonique (tonifie le corps ou un organe spécifique),
  • Utérin (tonifie l’utérus),
  • Vasoconstricteur (contracte les petits vaisseaux sanguins),
  • Vasodilatateur (dilate les petits vaisseaux sanguins),
  • Vulnéraire (accélère la cicatrisation).

Pour qu’elles entrent en action, les huiles essentielles doivent pénétrer l’organisme (frictions/massages, inhalation, absorption). Ensuite, c’est grâce à la circulation sanguine qu’elles atteignent les foyers à traiter.

En diffusion dans l’atmosphère, les arômes adressent également au système limbique du cerveau des signaux olfactifs susceptibles de stimuler des « émotions ». Ce faisant, le système limbique ordonne la production de substances immunitaires et d’hormones.

Que doit-on trouver sur l’étiquette d’un flacon d’huile essentielle ?

  • Le nom usuel et surtout la dénomination latine de la plante : elle seule permet de reconnaître la variété exacte au sein de l’espèce botanique et d’éviter des confusions dues aux noms communs variables, p.ex. Eucalyptus radiata, Eucalyptus globulus, Eucalyptus citriodora.
  • Le Chémotype (CT) de la plante : les constituants biochimiques majoritaires ou caractéristiques présents dans l’huile essentielle sont la signature d’une origine ou d’un terroir spécifique de la plante.
  • L’origine géographique : en fonction du pays, de la région, du sol, du climat et de l’altitude etc. une même plante élabore des essences différentes aux propriétés bien déterminées.
  • L’organe producteur ou la partie du végétal : les feuilles, fruits, péricarpes, rameaux, écorce, bois, sommités fleuries, fleurs, racines ou semences produisent des huiles essentielles différentes qui n’ont pas le même usage.
  • La garantie « Huile Essentielle 100% pure et naturelle » indique que l’huile essentielle est non modifiée ou diluée, non déterpénée, rectifiée ou reconstituée.
  • Lorsqu’elle est issue de l’Agriculture biologique, une huile essentielle doit faire apparaître sur son étiquette le nom de l’organisme certificateur.
  • Le numéro de lot permet d’assurer la traçabilité du produit.
  • La DLUO (date limite d’utilisation après ouverture) doit être précisée.
  • Les coordonnées du fabricant.
  • La contenance.
  • Le mode d’utilisation.
  • Symboles et indications de danger

Quelles sont les différentes utilisation des huiles essentielles ?

La diffusion dans l’atmosphère : Grâce à un diffuseur électrique, l’huile essentielle libère dans l’air ambiant des microparticules d’huile essentielle. Outre leurs actions thérapeutiques, les huiles essentielles diffusées dans l’atmosphère éliminent les odeurs désagréables (tabac, cuisine…), revitalisent l’air ambiant et apportent des ions négatifs. Les brule-parfums peuvent aussi être utilisés mais, en chauffant les huiles essentielles, ils diminuent fortement leurs principes actifs.

L’ingestion : Il est vivement déconseillé, quelle que soit l’huile essentielle, de dépasser les doses prescrites (pour un adulte, jamais plus de 3 gouttes par prise et jamais plus de 3 prises par jour; pour en savoir plus, voir dosage et durée du traitement). Il ne faut jamais absorber les huiles essentielles directement. Il faut toujours les diluer avant (dans un corps gras, sur une cuillerée de miel ou dans du Solub-HE, qui est totalement naturel – et en vente sur ce site) et de laisser fondre le tout dans la bouche. On peut également faire fondre le miel ou utiliser le Solub HE mélangé à l’huile essentielle dans une tisane ou de l’eau chaude. Voir aussi plus bas sous « ingestion des huiles essentielles – précautions ».

L’inhalation humide : Elle consiste à respirer (par le nez) de la vapeur d’eau chargée de quelques gouttes d’huile essentielle (pas plus de 10 gouttes). A défaut d’inhalateur (que vous pouvez acheter en pharmacie), vous pouvez tout simplement vous pencher au-dessus d’un bol d’eau chaude avec une serviette de bain sur la tête pour respirer le plus possible de vapeur. Ne pas dépasser plus de 15 minutes par inhalation.

Le bain : Les huiles essentielles n’étant pas solubles dans l’eau, il faut les mélanger à un émulsifiant avant de les verser dans le bain. On peut ainsi utiliser de la poudre de lait (2 à 3 cuillères à soupe), de la poudre d’algue (1 à 2 cuillère à soupe), un savon liquide ou un shampoing neutre (1 cuillère à soupe), du Solub-HE ou de l’huile végétale (1 à 2 cuillères à soupe). Ne pas dépasser la dose de 10 gouttes par bain et ne pas rester plus de 20 minutes.

Friction/massage : Appliquées sur la peau, les huiles essentielles pénètrent les tissus et irriguent le corps par le sang. On peut ainsi privilégier les passages veineux comme le poignet ou le coude. En règle générale, il vaut mieux éviter d’appliquer sur la peau des huiles essentielles non diluées. Il est conseillé de les mélanger au préalable avec une huile végétale (jojoba, macadamia, rose musquée, argan, noix de coco, germes de blé, amande douce, olive, noyau d’abricot…).

Avertissement : Les informations sur les huiles essentielles disponibles sur notre site internet (dosages, associations, indications) sont mises à votre disposition à titre informatif. Elles représentent la synthèse de différents ouvrages de référence en matière d’aromathérapie. Elles ne sauraient en aucun cas constituer une information médicale ni même engager notre responsabilité.

Quels sont les dosages et durées d’un traitement aux huiles essentielles ?

Ces informations sont données à titre d’information générale. Pour tout usage thérapeutique des huiles essentielles la consultation d’un médecin est indispensable !

Une règle générale simple permet de fixer les doses que l’on peut absorber par voie interne :

  • chez l’adulte : 1 goutte par 25 kg de poids corporel, de 1 à 3 prises par jour.
  • chez l’enfant : ne pas utiliser d’huile essentielle par voie interne

Une huile essentielle est efficace pour une dose donnée et sur une durée déterminée. Si une huile essentielle n’a pas l’effet désiré au bout de 5 jours, il est préférable d’en changer (en général, plusieurs huiles essentielles peuvent être utilisées pour un même symptôme). Continuer le traitement avec une huile essentielle ayant des propriétés semblables. Les effets d’une huile essentielle diminuent avec le temps et peuvent même s’inverser si on l’emploie à forte dose. Un médecin/aromathérapeute peut prescrire des traitements plus longs à des doses supérieures en fonction de la gravité de la maladie, de son ancienneté et de l’effet recherché.

Concentrations d’huiles essentielles en usage externe :

  • Bain (adulte) : 10 gouttes maximum à diluer dans un solvant (Solub HE, Base Neutre)
  • Bain des pieds : 4 à 6 gouttes
  • Crème de massage : 2 à 2,5%
  • Huile de massage : 2 à 10% – soit environ 4 à 20 gouttes de HE dans 1 cuillère à soupe d’huile grasse
  • Inhalation humide : 6 –10 gouttes dans 250 ml d’eau (selon l‘âge)
  • Inhalation sèche : 2–3 gouttes sur un mouchoir ou dans un stick inhalateur
  • Vaporisateur atmosphérique : 50 à 100 gouttes dans 30 cl d‘eau (bien agiter avant usage)
  • Crème visage : 0,1 à 1%
  • Lait corps, lotion : 1 à 1,5%
  • Pommade : 3 à 5%
  • Répulsif insectes : 2 à 2,5 % – soit env. 4 à 5 gouttes dans 1 cuillère à soupe de lotion
  • Shampooing et après-shampooing : 0,5-1,5% 20 à 30 gouttes pour 1 verre de shampooing (125 ml)

Mesures et équivalences :
35 gouttes = environ 1 ml
175 gouttes = environ 5 ml
1 cuillère à soupe = environ 10 ml

Comment conserver les huiles essentielles ?

Les huiles essentielles se conservent plusieurs années. Elles ont même tendance à se bonifier avec le temps (à l’exception des huiles essentielles extraites des zestes d’agrumes qui ne se conservent pas plus de 2 ans).

Refermez bien les flacons après usage car les arômes s’évaporent dans l’atmosphère. Evitez de coucher les bouteilles pour que les huiles essentielles ne soient pas en contact trop prolongé avec le compte-gouttes en plastique (les huiles ont une action corrosive sur le plastique). Placez vos flacons dans un endroit frais et à l’abri de la lumière.

Tenir les flacons hors de portée des enfants!

Quelles sont les précautions d’usage pour les huiles essentielles ?

  • Les huiles essentielles sont très riches en principes actifs et extrêmement puissants. Il faut les manipuler avec précaution et les utiliser avec modération.
  • Respecter scrupuleusement les dosages et modes d’utilisation préconisés qui peuvent être différents selon les voies d‘absorption indiquées par votre médecin/aromathérapeute.
  • Ne pas administrer d‘huile essentielle à un enfant de moins de 7 ans (voire plus pour certaines huiles essentielles) sans l‘avis d‘un médecin.
  • Grossesse et allaitement : Il est recommandé de ne pas utiliser les huiles essentielles pendant la grossesse sans avis médical. Certaines huiles essentielles peuvent avoir un effet abortif ou coupe lait.
  • Ne pas utiliser les huiles essentielles chez les personnes ayant des antécédents épileptiques ou convulsifs, les personnes hypersensibles aux huiles essentielles, les asthmatiques, et les personnes allergiques
  • Ne jamais injecter d‘huiles essentielles par voie intra-veineuse ou musculaire.
  • Allergie : Il est conseillé de pratiquer un test d‘allergie avant d‘utiliser une huile essentielle. Pour cela, appliquez une goutte d‘huile essentielle (mélangée à une goutte d’huile végétale) dans le pli du coude. S‘il n‘y a aucune réaction au bout de 24 heures, vous pourrez utiliser cette huile essentielle. Une attention particulière doit être portée aux huiles essentielles suivantes : Cannelle de Ceylan, Menthe, Litsée et Mélisse.
  • Allergies respiratoires, Asthme : L’utilisation des huiles essentielles en diffusion atmosphérique est contre-indiquée.
  • Soleil : Eviter toute exposition aux rayons solaires et UV dans les heures qui suivent l’application ou la prise d‘une huile essentielle photo-sensibilisante (Citron, Orange, Mandarine, Bergamote, Khella).
  • Absorption accidentelle : Faire ingérer (et, si possible, faire vomir) de l’huile végétale pure (1 à 3 cuillers à soupe, olive, tournesol etc). Ne jamais faire boire de l’eau! Les huiles essentielles ne sont pas hydrosolubles. Appelez le centre anti-poison n° disponible sur http://www.centres-antipoison.net/
  • Ne jamais appliquer d‘huile essentielle sur les yeux, les muqueuses auriculaires, nasales et ano-génitales.
  • Projection oculaire accidentelle : Essuyer l‘oeil avec un coton largement imbibé d‘huile végétale pure ou  répandre une ou plusieurs gouttes d‘huile végétale sur le globe oculaire. Ne pas nettoyer à l‘eau!
  • Les huiles essentielles ne sont pas hydrosolubles (ne se dissolvent pas dans l’eau). Si vous en versez dans un bain ou dans un plat, elles flottent à la surface et risquent de provoquer des irritations ou brûlures cutanées. Il faut toujours les diluer au préalable (p.ex. dans un savon liquide neutre, une huile végétale, du miel, de la crème liquide, du Solub-HE).
  • Eviter le contact des huiles essentielles pures avec la peau.Certaines sont dermo-caustiques. Utilisées  pures, elles peuvent irriter ou brûler la peau (p.ex. Cannelle, Girofle, Origan, Thym à thymol, Sarriette).
  • Consulter un médecin est absolument nécessaire dans les cas de maladies graves ou en cas de prise
    prolongée.
  • Conservation : Légalement la durée de conservation des huiles essentielles est fixée à 5 ans. Sachez toutefois que certaines essences se conservent au delà et s’améliorent même au fil du temps. Les huiles essentielles  extraites de zestes d‘agrumes sont à utiliser dans les 2 ans pour des applications cutanées ou dans un bain,  mais peuvent être utilisées au delà de cette date pour la diffusion.
  • Refermez bien les flacons après usage car les arômes et les principes actifs s‘évaporent dans l‘atmosphère.
    Evitez de coucher les bouteilles pour que les huiles essentielles ne soient pas en contact trop prolongé avec le  compte-gouttes en plastique (les huiles ont une action corrosive sur le plastique). Placez vos flacons dans un  endroit frais et à l’abri de la lumière.

Diffusion atmosphérique :

  • N’utilisez seulement que des huiles 100% pures & naturelles.
  • Veillez au choix des huiles essentielles (allergie, contre-indications).
  • Privilégiez les huiles essentielles adaptées pour être diffusées dans l’atmosphère (notamment Bois de Rose, Citron, Citronnelle, Eucalyptus radiata, Géranium rosat, Lavandin, Lavande, Lemongrass, Mandarine, Menthe poivrée, Myrte, Néroli, Orange, Patchouli, Pamplemousse, Petit Grain Bigarade, Pin Sylvestre, Ravintsara, Romarin, Santal, Pin, Ylang Ylang).
  • Certaines huiles peuvent être irritantes pour la muqueuse respiratoire, voire neurotoxiques si elles sont utilisées pures ou sur une longue durée.
  • Ne pas diffuser en présence d’enfants de moins de 7 ans, de femmes enceintes ou allaitantes, de personnes allergiques ou asthmatiques.
  • Ne jamais pratiquer de diffusion en continue dans une pièce close.
  • Ne pas diffuser toute une nuit en présence de quelqu’un qui dort.
  • Disposer le diffuseur de telle sorte que les personnes ne reçoivent pas directement la diffusion au niveau du visage ou des yeux.
  • Toujours tenir votre diffuseur ainsi que vos flacons huiles essentielles hors de portée des enfants.
  • N’oubliez pas vos animaux domestiques, qui eu peuvent également être sensibles à la diffusion (voire allergiques).

Ingestion des huiles essentielles – Précautions :

De manière générale il est déconseillé d’ingérer les huiles essentielles. Mais si vous souhaitez tout de même les absorber il est important de respecter les précautions ci-après : Ne jamais ingérer les huiles essentielles pures sans dilution préalable (huile végétale, miel) ou sur un support neutre (Arom’Pastilles). Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Une huile essentielle ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée. Les huiles essentielles que qualité alimentaires doivent également être tenues hors de portée des jeunes enfants. Il ne faut pas utiliser chez les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes ayant des antécédents épileptiques, les personnes hypersensibles ou allergiques aux huiles essentielles sans avis médical préalable.

Les informations sur les huiles essentielles disponibles ici (dosages, associations, indications) sont mises à votre disposition à titre informatif. Elles représentent la synthèse de différents ouvrages de référence en matière d’aromathérapie. Elles ne sauraient en aucun cas constituer une information médicale ni même engager notre responsabilité.

 

Les hydrolats

L’hydrolat ou eau florale est l’eau de distillation de l’huile essentielle. Elle en contient les quelques molécules hydrosolubles.
Il s’agit en fait d’un résidu de la distillation. Ainsi par exemple, lorsqu’on distille de la lavande vraie à la vapeur d’eau, la vapeur chargée en huile essentielle se condense à la fin du processus et redevient de l’eau. C’est à ce moment que l’huile essentielle, grasse, se sépare de l’eau. Mais l’eau qui reste n’est plus tout à fait de l’eau, puisqu’elle a été chargée en molécules aromatiques. C’est donc de l’hydrolat de lavande vraie. Vous me suivez ? Pas de panique, vous allez adorer…

L’eau florale dispose ainsi d’une tolérance excellente pour les enfants et les femmes enceintes, tout en apportant des bienfaits thérapeutiques.

L’eau florale de fleur d’oranger par exemple, obtenue à partir de l’Oranger amer, nommé aussi Bigaradier, aide à l’endormissement des enfants et à l’aromatisation des pâtisseries.

Un produit vulnérable :

L’hydrolat doit être conservé à l’abri de la lumière et ne doit pas subir de changement de température. Après chaque utilisation, il est indispensable de bien refermer le flacon pour ne pas détériorer le produit.

Propriétés et conservation

Les hydrolats se présentent souvent dans des bouteilles en plastique PET bleu pour une meilleure conservation.

Les hydrolats ont presque toujours les mêmes fonctions que l’huile essentielle qu’ils ont servi à produire, mais ils sont beaucoup plus doux et ne comportent pas de contre-indications. Leur action thérapeutique est par contre plus faible.

Ainsi par exemple, l’hydrolat de géranium est astringent et assainissant, comme l’huile essentielle de géranium, mais plus faiblement. Simple, non ?

Parce qu’ils sont avant tout des eaux, ils ne se mélangent bien évidemment pas à l’huile ni à aucun corps gras. On peut par contre les mélanger entre eux ou à de l’eau, du gel ou du jus.

Ils se conservent relativement mal car l’hydrolat est un milieu aqueux qui peut être contaminé par des bactéries. On considère qu’un hydrolat “frais” se conservera environ 1 an à l’abri de la lumière et de la chaleur. Mais c’est assez relatif. Regardez donc avant tout la date de péremption lorsque vous achetez un hydrolat.

Vous utiliserez de toute façon l’hydrolat rapidement dans les mois qui viennent car il nous sert à beaucoup de choses en cosmétique (voir plus bas).

Quel hydrolat acheter ?

Choisissez un hydrolat en fonction de ce que vous voulez en faire et en fonction de l’état de votre peau. Par exemple, la lavande vraie, le lavandin, le tea-tree, le laurier, le niaouli et le géranium sont de superbes hydrolats pour les peaux grasses, à utiliser en tonique. Voyez aussi mes conseils plus bas.

Evitez les hydrolats qui contiennent un peu d’alcool ou des conservateurs, car ce n’est pas vraiment nécessaire et cela dénature le produit. Pour plus de pureté, privilégiez aussi les hydrolats certifiés BIO (voir labels bio sur l’étiquette).

 

Que faire avec un hydrolat et comment ?

Pour la BEAUTE :

Démaquillage à l’hydrolat, bienfaisant !

– vous pouvez utiliser un hydrolat pur en lieu et place de votre lotion tonique. Idéal en passage sur le visage au coton après un démaquillage à l’huile par exemple. Idéal aussi comme simple geste de nettoyage du visage si vous n’êtes pas maquillé. Je me nettoie par exemple le visage avec de l’hydrolat de géranium, de lavande ou de ciste tous les jours.

– dans toutes les recettes d’émulsions (crème hydratante, lait corporel…), le fait de remplacer l’eau par de l’hydrolat rend la crème plus active. Ainsi par exemple, dans ma recette de crème universelle hydratante, je recommande l’hydrolat de lavande qui convient à tous mais on peut personnaliser à volonté (hydrolat d’immortelle ou de ciste pour une action anti-rides, hydrolat de laurier ou de niaouli pour une crème légère peaux acnéique, …).

– vous savez que vous pouvez vous fabriquer de temps en temps un masque purifiant  en mélangeant de l’eau à de l’argile. Vous pouvez remplacer l’eau par de l’hydrolat si vous voulez une action plus ciblée.

Pour la SANTE :

– Pour apaiser la peau qui souffre (prurit, eczéma, psoriasis), on peut vaporiser de l’hydrolat sans le rincer deux fois par jour sur la zone sensible. Ainsi, les hydrolats de matricaire, de camomille noble, de tanaisie ou de bleuet sont particulièrement apaisants et doux. Idéal pour les cuirs chevelus psoriasiques ou pour les démangeaisons.
Les hydrolats de romarin verbénone, de carotte, de lavandin, de tea-tree et de lavande vraie sont idéaux pour les peaux acnéiques.

Hydrolats par voie interne, pour la santé ou… le plaisir !

– Pour mieux digérer ou détoxifier le système digestif, on peut prendre une cuillère à soupe d’hydrolat par jour dans un verre d’eau ou dans un jus de fruit.
Je vous conseille alors l’hydrolat de basilic, celui de menthe poivrée ou celui de romarin verbénone. Attention, ne dépassez pas les doses sans conseils thérapeutiques valable SVP.

– Pour un effet tonique, rien de tel qu’une cuillère à soupe d’hydrolat de cannelle dans un verre de jus de fruit non sucré.

– Pour les enfants ou les femmes enceintes  qui ne peuvent pas utiliser d’huiles essentielles, on peut utiliser un hydrolat de l’huile essentielle en question pour traiter une petite affection. Exemple : pas question d’utiliser de l’huile essentielle d’eucalyptus globulus pure sur un enfant enrhumé de 3 ans. Par contre, pas de problème pour lui frictionner le torse avec un peu d’hydrolat de la même plante.

Pour le PLAISIR :

– Vous pouvez utiliser les hydrolats dans des recettes de cocktails à l’apéro : toujours ajouter une cuillère à soupe par grand verre de jus ou d’infusion ou de boisson très légèrement alcoolisée. On trouve des recettes sur le net. On utilise alors de l’hydrolat de cannelle mais aussi de cassis, de giroflier, de menthe, … Original, vous pouvez aussi congeler des glaçons d’hydrolat et les proposer dans vos boissons pour épater. Cela marche bien avec l’hydrolat de rose (eau de rose), de géranium ou de cannelle. Vous pouvez aussi congeler de l’eau de bleuet ou de l’hydrolat de camomille pour décongestionner vos rougeurs.

Notez qu’il n’existe pas d’hydrolat d’agrume puisque les essences d’agrumes ne sont pas distillées à la vapeur mais obtenues par pression. Il existe cependant de l’hydrolat de fleur d’oranger ou de feuille de citronnier ou d’oranger amer… à tester

Pour finir, retenez que vous pouvez toujours mélanger les hydrolats entre eux, mais rien ne sert en général d’en utiliser plus de 3 à la fois.

Et vous ? Connaissiez-vous bien les hydrolats ? Comment les utilisez-vous ?