Obésité et surpoids

OBESITE, SURPOIDS ET PLANTES MEDICINALES

OBESITE, UNE EPIDEMIE MONDIALE
Selon l’International Obesity Task Force, aux alentours de 2006, le monde comptait environ 300 millions d’obèses et peut-être 800 millions de personnes en surpoids.
D’autres études épidémiologiques évaluent à 1 milliard 500 millions les personnes en surpoids dans le monde. On estime donc qu ‘1/4 à 1/5 de la population mondiale est trop grosse ! Aux Etats-Unis, où le problème de l’obésité est plus étudié que nulle part ailleurs, les autorités sanitaires estiment qu’en moyenne 33% des hommes, 36% des femmes, 12% des adolescents et 14% des enfants présentent un sérieux excès de poids. En France environ 25% des femmes et 18% des hommes sont trop gros.

Mais la répartition des personnes en surpoids ou obèses à l’intérieur du pays et entre les classes d’âges est très inégale. Quelques exemples en France : il y aurait 16,5% de gens en surpoids en Basse Normandie contre 32,7% en Alsace. Si l’on se réfère à l’âge, en moyenne, 1,7% des enfants de 6 ans seraient trop gros, 6,5 % à 14 ans et 20% des adultes devraient maigrir.

Si en France une personne sur dix est réellement obèse, en Polynésie (Tahiti, Wallis et Futuna) 70% des habitants ont un surpoids important.

L’augmentation de l’obésité infantile est un phénomène préoccupant surtout quand on sait qu’un enfant obèse deviendra probablement un adulte obèse. En France une étude récente sur des enfants de 10 mois et de 8 ans a montré qu’au lieu du pourcentage prévisible d’obèse de 3% on en trouvait 10% ! Une augmentation du nombre d’enfants obèses, semblable sinon plus importante, s’observe dans la majorité des pays développés. Seule la Finlande a réussi semble-t-il à enrayer cette épidémie d’obésité infantile.

 L’obésité est un phénomène mondial, elle augmente partout dans le monde à un rythme étonnant mais c’est une épidémie récente (des 30 dernières années). Les pays en développement, où obésité et dénutrition coexistent, sont également touchés. Dans certains de ces pays nouvellement industrialisés les autorités sanitaires doivent parfois faire face à la fois à une épidémie d’obésité et à une augmentation de la dénutrition d’une partie de la population. L’obésité commune est une maladie multifactorielle, son traitement repose en premier lieu sur la modification des habitudes alimentaires avec souvent une restriction alimentaire, un régime, un changement de comportement, mais il se solde souvent par un échec.
Les plantes ou les extraits de plantes peuvent aider à maigrir, à consolider une perte de poids difficilement acquise et à lutter contre les complications de l’obésité et du surpoids.

 

DEFINITIONS ET MESURE DU SURPOIDS ET DE L’OBESITE

Selon l’OMS (organisation mondiale de la santé) qui étudie aussi bien l’obésité que la dénutrition, l’obésité peut être simplement définie comme la maladie au cours de laquelle un excédent de masse grasse s’est accumulé jusqu’à avoir des effets indésirables sur la santé.
Toutefois, la quantité de graisse en excès, sa répartition dans l’organisme et les troubles de la santé qui lui sont associés montrent des variations considérables d’un sujet obèse à l’autre.
En moyenne, l’homme « normal » possède 10 à 15% de graisse (on parle donc d’obésité quand cette masse est supérieure à 15%), chez la femme « normale », il y a 20 à 25% de masse grasse (obésité = supérieure à 25%).
Il y a plusieurs façons d’estimer le pourcentage de masse grasse. Chez l’adulte, un moyen simple et assez universel, est d’estimer l’indice de corpulence (ou indice de masse corporelle) avec deux mesures très faciles à obtenir, le poids et la taille.

L’indice de masse corporelle (IMC) est égal au rapport du poids sur le carré de la taille : (P/T² : P = poids en kg, T = la taille en m).
Un IMC inférieur à 18.5 signifie qu’on est trop maigre.
On est trop gros quand l’IMC est supérieur à 25 chez l’homme et 27 chez la femme.
On est obèse quand l’IMC est supérieur à 30 dans les deux sexes.
L’obésité est grave (morbide) quand l’IMC est supérieur à 40.
Prenons un exemple : pour une taille d’ 1,75 m et un poids de 67 kg, l’IMC = 67 / 1,75 x 1,75 = 21,8 ;
le poids est parfaitement normal.
Autre exemple : pour une taille d’1,75 et un poids de 85 kg, l’IMC = 85 / 1,75 x 1,75 = 27 ;
le poids est trop élevé.
Cet indice a des points de faiblesse et doit être « interprété », entre autres en fonction de l’âge, de l’origine ethnique et de la musculature du sujet. Une personne très musclée, et avec une puissante charpente osseuse, pourra avoir un IMC élevé sans réelle surcharge pondérale. Le pourcentage de masse grasse augmente physiologiquement avec l’âge jusqu’à 60-65 ans, on doit en tenir compte pour estimer le degré d’obésité ou de surpoids. Pour illustrer les différences entre ethnies : pour un même poids on remarque le plus souvent qu’un polynésien possède un pourcentage inférieur de graisse qu’un européen. Par contre un Aborigène d’Australie (grand et mince) peut être considéré en surpoids pour un indice de masse corporel égal à 22-23, soit un indice normal pour un européen. L’indice de masse corporelle n’est pas utilisable chez l’enfant. Il faut se référer à des tables de croissance pour évaluer l’existence ou non d’un surpoids ou d’une obésité infantile.

 

QUELLES SONT LES DIFFERENTS TYPES D’OBESITE DE L’ADULTE ?
La graisse se répartit de différente façon dans l’organisme. Il est assez important de déterminer cette répartition de la graisse, car l’impact sur la santé n’est pas le même selon la localisation du surpoids. Dans l’obésité ou le surpoids de type féminin (gynoïde), l’excès de graisse se situe au niveau des hanches, des fesses et des jambes. Dans l’obésité ou le surpoids de type masculin (androïde), l’excès de graisse se situe au niveau des organes abdominaux, sur la paroi abdominale et parfois sur le haut du dos. Il y a aussi des types mixtes, surtout quand l’obésité est très importante.
Cette classification est un peu simpliste et ne reflète pas la variété des types humains. Néanmoins, on estime que l’obésité de type féminin n’est pas aussi grave que celle de type masculin. Ce dernier type d’obésité s’accompagne plus souvent de troubles métaboliques sérieux : diabète de type II avec apparition d’une résistance à l’insuline, troubles des lipides sanguins (cholestérol et triglycérides) et troubles cardio-vasculaires associés, risque accru de cancers.
Les kilos de trop, ceux qui sont potentiellement dangereux pour la santé, sont essentiellement localisés au niveau de la ceinture et cachés dans les organes abdominaux. La mesure du tour de taille est un moyen simple et pratique qui permet de savoir si la surcharge graisseuse se situe au niveau de l’abdomen. Il y a danger quand le tour de taille atteint et dépasse 1 mètre pour les hommes et 95 cm pour les femmes. La encore, on doit « interpréter » cette mesure en fonction de la taille de la personne.

POURQUOI ET COMMENT GROSSIT-ON ? COMMENT DEVIENT-ON OBESE?
POURQUOI EST-IL SI DIFFICILE DE MAIGRIR ?
La possibilité de grossir est un legs des temps anciens, quand nos ancêtres « des cavernes » devaient absolument stocker le maximum de nourriture quand elle était disponible. Le mieux étant bien sur de la conserver sur soi disponible à tout moment.
Cette capacité à emmagasiner de la graisse et à l’utiliser secondairement a permis à l’humanité de survivre malgré les famines récurrentes. Dans certaines populations, il y a même eu sélection des plus aptes à faire du gras comme par exemple chez les Polynésiens (Maoris). En effet, les variations climatiques dans la région du Pacifique (nino, nina, cyclones) provoquaient dans ces îles très isolées des famines qui pouvaient durer de nombreuses semaines ou mois. Aujourd’hui, avec la diminution du travail physique, l’abondance alimentaire et la diminution des besoins énergétiques, cet « avantage » génétique devient négatif, il favorise l’apparition de l’obésité.

Les spécialistes estiment que l’obésité est en moyenne pour 25 à 30 % des cas en partie génétique et pour le reste lié au comportement alimentaire et physique : quand les deux parents sont normaux ou maigres, le risque de devenir gros à son tour à l’âge adulte est inférieur à 10%. Quand l’un des deux parents est gros, ce risque atteint environ 40% et atteint 80%, si les deux le sont.

On grossit principalement parce qu’on absorbe plus de calories (sous forme d’aliments) qu’on en utilise. Il y a déséquilibre entre l’apport alimentaire et la dépense énergétique globale. Rappelons que l’accumulation des corps gras dans les cellules graisseuses (adipocytes) est quelque chose de tout à fait normal, quotidien.
Plusieurs mécanismes physiologiques permettent de transformer ce qu’on mange en corps gras, immédiatement stockable dans le tissu graisseux sous forme de triglycérides. Ces corps gras stockés seront utilisés à la demande à l’occasion d’un effort prolongé ou pendant une période de jeune par exemple.
C’est l’augmentation du nombre d’adipocytes, leur hypertrophie et le dérèglement de leur activité qui provoque l’accumulation de la graisse jusqu’à l’obésité morbide.

On sait que le poids « moyen » est un paramètre remarquablement stable au cours de la vie adulte. On grossit durablement quand le déséquilibre alimentaire-énergétique est chronique et modifie à la fois le nombre de cellules graisseuses(augmentation) et leur régulation ; les mécanismes physiologiques qui maintenaient le poids presque constant sont déréglés, on prend du poids inexorablement. Ce surpoids se stabilisera sans doute mais à un niveau supérieur.
On grossit durablement quand les cellules graisseuses accumulent les triglycérides (corps gras) mais ne « savent » plus les libérer quand l’organisme en a besoin. S’ajoutent à ce déséquilibre énergétique lié à l’alimentation, des raisons hormonales (puberté, grossesse, perturbation endocrine lié au stress chronique), une moins bonne régulation du métabolisme des glucides et des lipides liée au vieillissement (on grossit en vieillissant), des raisons diététiques (alimentation trop riche en graisse immédiatement stockée dans les adipocytes et alimentation artificiellement riche en saccharose et en fructose), et peut-être un environnement et une alimentation pollués par des pesticides ou des adultérants alimentaires (colorants, modificateur du goût, arômes) qui modifient insidieusement notre métabolisme, dès l’enfance.

On connaît un peu mieux la régulation de la masse grasse. Le centre directeur se situe à la base du cerveau (l’hypothalamus) où de nombreux signaux sont intégrés, principalement :

  • des signaux provenant du tissu adipeux lui-même où il y a sécrétion d’une hormone, la leptine, qui régule notre appétit et peut-être notre dépense énergétique.
  • des signaux provenant d’hormones synthétisées au niveau du pancréas (insuline et glucagon), et au niveau gastro-intestinal.
  • enfin les peptides centraux, en particulier le neuropeptide Y : cette protéine est l’une des nombreuses hormones qui régissent le comportement alimentaire. Produite en excès chez les souris obèses, elle est associée à une prise d’aliment plus fréquente et à une augmentation parallèle du tissu graisseux.

Quand la régulation du poids est perturbée, que l’on grossit, jusqu’à l’obésité, il n’est pas du tout facile de revenir à son poids antérieur. En suivant un régime et en augmentant la dépense énergétique (activité physique), on maigrira, évidemment, mais les signaux en provenance du tissu adipeux (même en partie vidé de sa graisse) et du centre de la régulation du poids iront tous dans le même sens : regagner le poids si difficilement perdu pour retrouver presque exactement le poids précédant le régime.

 

QUELS SONT LES DANGERS POUR LA SANTE DE L’OBESITE OU DU SURPOIDS ?

La santé est profondément et durablement altérée par une augmentation importante et prolongée de la masse grasse.

complications mécaniques : la surcharge permanente du poids entraîne une « usure » prématurée des articulations (arthrose), une augmentation du risque de fracture osseuse, un essoufflement qui peut devenir permanent et une augmentation du travail cardiaque.

complications métaboliques : le surpoids durable modifie profondément la régulation des lipides et des glucides pour aboutir à ce que les physiologistes appellent le « syndrome métabolique » qui associe : augmentation du poids et augmentation du tour de taille à une élévation de la tension artérielle, une élévation de la glycémie et une anomalie des lipides sanguins (triglycérides et cholestérol). Au centre de ce syndrome il y a l’ « insulinorésistance » : l’incapacité des tissus normalement sensibles à cette hormone à répondre de façon normale à l’action de l’insuline. Une explication de ce phénomène pathologique dépasse le cadre de cette page Internet. Cette résistance des tissus cibles à l’insuline peut s’accompagner assez rapidement d’un épuisement des cellules pancréatiques qui sécrètent l’insuline avec pour conséquence un diabète grave.
L’insulino-résistance s’accompagne aussi d’une anomalie des triglycérides et du cholestérol sanguin et de phénomènes inflammatoires qui favorisent l’athérosclérose (troubles cardio-vasculaires et hypertension, altérations des reins).

augmentation des cancers : les études épidémiologiques comfirment l’augmentation des cancers hormonodépendants chez les personnes en surpoids ou obèses : cancers génitaux et du sein chez la femme, cancer de la prostate chez l’homme.

perturbation de la vie sociale et professionnelle, troubles psychologiques : l’obésité fut admirée voire vénérée mais elle ne l’est plus sauf exceptions comme dans certains pays arabes. Cette « épidémie » mondiale de l’obésité est un fait de société, elle correspond à une modification importante de notre façon de manger, de nous mouvoir, de nous chauffer, de vivre en général. Les nutritionnistes et les épidémiologistes sont d’accord : il faut faire de la prévention, empêcher que le surpoids s’installe. L’obésité est difficile à combattre. Il existe néanmoins des moyens pour limiter l’excès de poids et les complications qui l’accompagnent.

 

L’obésité et le surpoids sont liés à l’existence d’un déséquilibre énergétique : on mange trop, trop gras, trop sucré, alors que notre activité physique et donc nos besoins énergétiques ont diminué.
Pour lutter contre l’obésité et le surpoids, il faut donc en tout premier lieu limiter l’apport calorique en suivant un régime alimentaire et augmenter la dépense calorique (thermogenèse, activité physique). Pour maigrir plus facilement ou plus vite on peut utiliser des médicaments synthétiques, des plantes médicinales ou des extraits de plantes qui coupent l’appétit, qui freinent l’absorption intestinale, qui augmentent la thermogenèse (brûle-graisse). En tout dernier lieu on peut avoir recours à la chirurgie qui modifiera le système digestif de façon à limiter l’absorption ou la prise des aliments.

MISE EN GARDE

Maigrir, lutter contre l’obésité et le surpoids sont la préoccupation de millions de personnes. Il est tentant pour certains de profiter de cette situation pour proposer des solutions miracles, des médicaments qui font maigrir sans aucun effort ou des cocktails de plantes aux noms exotiques dont les effets secondaires ne sont pas toujours bien connus et dont l’efficacité n’est pas toujours convaincante. Donc bien se renseigner, prendre conseil avant de se lancer dans un traitement « nouveau » et dont la publicité est alléchante.

TRAITEMENT DE L’OBESITE ET DU SURPOIDS

On sait maintenant que pour obtenir une chute de poids durable, le traitement amaigrissant doit entraîner une baisse régulière mais modeste du poids, pas plus de 2 kg par mois. Une perte rapide et massive de poids entraîne une adaptation du métabolisme qui rend plus difficile la conduite ultérieure du régime amaigrissant et s’accompagne, quand on abandonne ce régime drastique, d’un phénomène de rebond faisant regagner une grande partie du poids perdu.

Le régime hypocalorique ne doit pas descendre en-dessous de 1200-1500 cal par jour selon la taille de la personne et son activité journalière et doit comporter un apport en vitamines et acides gras indispensables.

Ce dont il faut se méfier et ce auquel il faut penser :

  • L’excès d’aliments lipidiques(aliments contenant beaucoup ou exclusivement des corps gras) : ce sont les premiers qu’il faut drastiquement limiter, ils sont plein de calories et ne coupent pas l’appétit.
  • L’excès d’apport en sucres rapidement assimilables (sucres rapides) notamment ceux cachés à l’intérieur des boissons artificiellement sucrées, jus de fruits et sodas (ces boissons sont une des premières causes de prise de poids chez les enfants).
  • L’excès d’alcool (riche en calories).
  • Ne pas diminuer l’apport en protéines mais se méfier des lipides « cachés » dans les viandes grasses et certains poissons.
  • L’absence d’un petit déjeuner substantiel et la présence d’un dîner plein de calories : bien manger le soir fait grossir ( la chrono-obésité ou comment les musulmans prennent du poids à l’occasion du ramadan).
  • Combattre le grignotage (chips ou cacahuètes devant la TV) mais fractionner les repas (le corps sécrète moins d’insuline à l’occasion d’un petit repas et stocke donc moins de graisse).
  • Combattre les impulsions à manger en dehors des heures habituelles de repas (notamment la nuit).

Il faut dépenser des calories par l’exercice physique : marche, gymnastique, jardinage, sport etc.. Une activité régulière et « modérée » donne un meilleur résultat qu’un exercice intense mais court. Un exercice régulier avec quelques moments plus intenses permet d’augmenter la masse musculaire qui à son tour augmente l’énergie dissipée et permet de stocker plus de glycogène dans les muscles. L’arthrose induite par l’augmentation du poids peut être un facteur limitant la reprise d’une activité physique soutenue.

LES MEDICAMENTS DE SYNTHESE

Un journal médical titrait en 2007 : « Les maigres résultats des traitements contre l’obésité et le surpoids » en se référant aux médicaments actuellement disponibles contre l’obésité.
Nous citerons 3 types de médicaments anti-obésité actuellement à la mode : la Sibutramine, l’Orlistat, le Rimonabant.
Toutes les études faites sur ces molécules ont été subventionnées par l’industrie pharmaceutique, aussi bien les études prouvant leur efficacité que les enquêtes étudiant les risques qu’ils induisent.

  • Sibutramine (Reductil®) agirait en limitant l’appétit et en augmentant la thermogenèse. Le fabricant recommande une durée maximum d’un an de traitement, en raison des effets secondaires du médicament (augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque).
  • Orlistat (Xenical®) agirait en limitant la digestion et l’absorption intestinale des lipides (graisses). D’après les études publiées, il faut au moins deux ans de traitement pour obtenir une réduction du poids statistiquement mesurable. Comme les corps gras ne sont pas digérés, on les retrouve dans les matières fécales, ce qui peut provoquer des diarrhées graisseuses plutôt désagréables.
  • Rimonabant (Acomplia®), le dernier en date, agirait en bloquant sélectivement des récepteurs neurologiques (cannabinoides), ce faisant il perturberait la régulation de l’absorption et le métabolisme des lipides et des glucides. La encore il faut au moins deux ans de traitement et les effets secondaires de ce médicament ne sont pas encore bien connus.

LES PLANTES

Rappel : les plantes médicinales ou les extraits de plantes ne sont pas capables, seuls, de faire maigrir durablement. Il faut absolument associer ces phytomédicaments à un régime hypocalorique et à une augmentation de l’activité physique.
Nous donnons ci-dessous une classification simplifiée puis nous détaillons dans la page suivante certaines plantes médicinales utiles dans le traitement du surpoids ou de ses complications.
Certaines plantes médicinales peuvent agir de plusieurs façons, à plusieurs niveaux.

Traitement de l’obésité et du surpoids : plantes médicinales anorexigènes pour couper l’appétit ou la faim : Hoodia, eucalyptus, laurier sauce, coca, catharanthus, phyllantus niruri, orthosiphon, algues, caroube, konjac

Traitement de l’obésité et du surpoids : plantes médicinales qui augmentent la thermogenèse (brule-graisse) : fucus et algues marines, thé vert, maté, guarana, coleus, garcinia, ephedra( ma huang),

Traitement de l’obésité et du surpoids : plantes à inuline qui limitent l’absorption intestinale des glucides : yacon, topinambour

Traitement de l’obésité et du surpoids : plantes sucrantes mais sans sucre : Stevia ou herbe sucrée du Paraguay, Rubus suavissimus ou ronce sucrée de Chine.

Traitement de l’obésité et du surpoids : plantes qui augmentent l’activité hépatique, plantes dépuratives : pissenlit, artichaut, romarin, chardon marie, curcuma, hercampuri (gentianella)

Traitement des complications de l’obésité par les plantes médicinales : plantes et diabète, plantes et troubles du cholestérol :  Lagerstroemia (banaba)

Traitement de l’obésité et du surpoids : plantes médicinales « calmantes » adjuvantes du régime hypocalorique : le millepertuis (Hypericum), le pavot de californie (Eschscholtzia), la valériane    ( Valeriana), le tilleul (Tilia

 PLANTES MEDICINALES ANOREXIGENES POUR COUPER L’APPETIT OU LA FAIM

 

HOODIA
Plusieurs espèces de Hoodia, des plantes grasses de la famille des apocynacées, sont peut-être en passe de révolutionner le traitement de l’obésité. Les Hoodia sont traditionnellement utilisés par l’ethnie SAN d’Afrique du sud et d’autres tribus de Namibie et du Botswana pour couper l’appétit et la soif des chasseurs qui partent pour de longues marches, et soigner des troubles divers.
Les espèces les plus intéressantes sont Hoodia gordonii et Hoodia pilifera.
Les premières études confirment le pouvoir coupe-faim d’extraits de Hoodia et les composés en cause sont déjà déterminés. Actuellement la société Unilever est chargée de la commercialisation du Hoodia associée à la société anglaise Phytopharm.
Le Hoodia pose plusieurs problèmes : C’est une plante du désert qui pousse très lentement, elle sera bien vite surexploitée et sa culture n’est pas simple. C’est une plante qui logiquement appartient aux peuples qui ont découvert ses propriétés. On trouve déjà des extraits de Hoodia sur Internet, mais la quantité de produit actif est souvent insuffisante et beaucoup d’autorités interdisent son commerce car c’est une plante « protégée ».
L’extrait de Hoodia est réservé aux adultes et déconseillé aux femmes enceintes en attendant des essais cliniques complets.
L’ANSM n’autorise plus la vente de médicaments contenant du Hoodia en France depuis mai 2012

EUCALYPTUS GLOBULUS ET RADIATUS, LAURUS NOBILIS
Chez beaucoup de gens, l’infusion d’eucalytus (à cinéole) ou de laurier sauce, coupe l’appétit. L’huile essentielle est moins efficace.
L’eucalyptus est utile en cas de diabète léger de type 2.
On peut boire ces infusions (sans sucre) à n’importe quel moment de la journée, mais 1/2 heure avant le repas semble le plus efficace ; Attention, chez certaines personnes, ces plantes peuvent être au contraire apéritives.
Une cuillerée à café de feuilles sèches brisées dans une tasse d’eau très chaude, 10 minutes d’infusion, 2 ou 3 fois par jour

ERYTHROXYLUM COCA
La feuille de coca n’est bien sur pas facile à trouver en dehors des pays andins où on l’achète facilement sur les marchés ou en infusettes (mate de coca). La feuille entière est plus efficace, consommée de façon traditionnelle.
C’est un très bon coupe-faim qui possède en plus des vertus anti-diabétiques et sans doute aussi un effet « brûle -graisse ».

CATHARANTHUS ROSEUS
Cette petite plante décorative d’origine tropicale est très répandue dans les pays chauds, elle est annuelle dans les pays à hivers froids.
La pervenche de Madagascar, Catharantus roseus est surtout connue pour les alcaloïdes anticancéreux qu’elle contient (vinblastine, vincristine). L’infusion de pervenche de Madagascar est un remède classique du diabète « gras » (= de type 2) dans toute la région antillaise. L’action antidiabètique et amaigrissante est sans doute la conséquence du pouvoir anorexique de cette infusion qui contient pas mal d’alcaloïdes.
15 à 20 g de feuilles (une petite poignée) dans un litre d’eau très chaude, 10 minutes d’infusion, filtrer, à consommer en 1 à 2 jours, conserver au froid.
Une semaine de cure, une semaine de repos. Arrêter en cas de troubles adverses : digestifs ou urinaires.

PHYLLANTUS NIRURI, ORTHOSIPHON STAMINEUS
Ces deux plantes sont des diurétiques. On sait qu’un diurétique ne sert pas à maigrir, il peut même entraîner un déséquilibre électrolytique, pris n’importe comment et de façon prolongée.
Néanmoins ces deux plantes diurétiques agissent aussi sur l’appétit (phyllantus) et peut-être sur la thermogenèse (orthosiphon).
L’expérience montre qu’elles peuvent aider à consolider une perte de poids en association avec un régime hypocalorique et une augmentation de l’activité physique.

Phyllantus niruri (« graine en bas vert » aux Antilles françaises) est une plante tropicale commune, surtout utilisée en médecine traditionnelle pour soigner la lithiase (calcul) urinaire (diurétique, anti-infectieux) : 15 à 20 g de feuilles fraîches (une petite poignée) dans un litre d’eau très chaude, 10 minutes d’infusion, filtrer, à consommer en 1 à 2 jours, conserver au froid. Une semaine de cure, une semaine de repos. Arrêter en cas de troubles adverses : digestifs ou urinaires.

L’Ortosiphon stamineus ou thé de java, plante décorative originaire de la région indo-malaise, est un remède traditionnel en Asie : diabète et surpoids, troubles urinaires, accès de goutte, hypertension. Elle est légèrement anti-inflammatoire ; 10 à 15 g de feuilles dans un litre d’eau à consommer en un à deux jours. Possibilité d’utiliser la teinture-mère (50 à 100 gouttes par jour), l’extrait sec, l’extrait total.

ALGUES, GOMME DU CAROUBIER, KONJAC
Les algues contiennent des polysaccharides (glucides) non assimilables par l’organisme humain.
On est donc tenté d’utiliser les algues ou leur extraits pour induire un effet de satiété (coupe-faim) sans apport calorique. La consommation d’algues apporte en plus des oligo-éléments (dont l’iode qui soutient l’activité thyroïdienne (brûle graisse))
On trouve maintenant facilement en Europe des algues séchées que l’on peut incorporer dans l’alimentation. Il est aussi possible de récolter et sécher des algues du littoral en prenant soin d’éviter les zones polluées par des rejets industriels ou à proximité des centrales nucléaires.
Certains polysaccharides d’algues rouges sont très souvent incorporés dans les aliments. Les plus intéressants, à notre avis, pour leur effet coupe faim sont les carraghénanes, en partie extraits de Chondrus crispus (facile à trouver sur la cote atlantique).

Le caroubier, Ceratonia siliqua, est un arbre typique du pourtour méditerranéen. Le fruit est une gousse à la pulpe comestible. Des graines, dont le poids régulier correspond au « carat » des bijoutiers, on extrait une « farine », qui n’est pas assimilable (sans calories diététiques). On peut incorporer cette farine « épaississante » et mucilagineuse à l’alimentation, c’est un très bon coupe faim.

D’autres plantes peuvent fournir des polysaccharides non assimilables utiles pour modérer l’appétit : le konjac ( Amorphophallus konjac) , le guar (Cyamopsis tetragonolobus), les plantains (psyllium, ispaghul). Tous ces glucides non assimilables peuvent accélérer le transit intestinal et parfois provoquer des crampes ou de la diarrhée chez les personnes à l’intestin très réactif. L’accélération du transit intestinal ou sa normalisation chez les personnes en surpoids habituellement constipées facilite la perte de poids : les aliments séjournent un peu moins longtemps dans le tube digestif, les bactéries du colon ont moins de temps pour dégrader en molécules assimilables les aliments normalement indigestes et non assimilables.

 PLANTES MEDICINALES QUI AUGMENTENT LA THERMOGENESE (BRULE-GRAISSE)

Il est facile d’augmenter la consommation d’énergie par l’exercice physique mais beaucoup plus difficile de provoquer cet effet à l’aide d’une pilule miracle à base de plantes. Attention aux publicités mensongères.
Comment augmenter la thermogenèse ? On sait que l’hyperthyroïdie (augmentation de l’activité de la glande thyroïde) s’accompagne d’amaigrissement par augmentation du métabolisme de base, Il est donc possible de faire maigrir en augmentant artificiellement l’activité thyroïdienne. Beaucoup de femmes ont ainsi consommé des extraits thyroïdiens comme adjuvant d’un régime amaigrissant (surtout aux USA), avec parfois des résultats catastrophiques souvent dus à des titrages exagérés en hormones thyroïdiennes, cette piste est maintenant plus ou moins abandonnée, mais on peut essayer de stimuler « naturellement » la thyroïde.
La caféine est un tonique du système nerveux central et du cœur, c’est un stimulant qui engendre une augmentation de l’activité physique et qui, semble-t-il, augmente la lipolyse.
L’éphédrine extrait de plusieurs Ephedra (ma huang) est très proche de l’amphétamine ; c’est un stimulant « sympathomimétique », qui, entre autres, facilite la perte de poids, mais nous le déconseillons car ses effets secondaires ne sont pas négligeables.

FUCUS
On utilise principalement les fucus (vesiculosus, serratus) comme adjuvants dans les régimes amaigrissants (effet de l’iode + effet des fucanes), surtout quand l’obésité s’accompagne d’une hypothyroïdie (obèse mou, pale et frileux).
On trouve des phytomédicaments à base de poudre de thalle de fucus (titrant 20 à 120 microgrammes d’iode par gramme), d’extrait alcoolique de fucus (110 microgrammes d’iode pour 10 ml) et une teinture-mère homéopathique. Une dose moyenne serait 0,5 à 1 g de poudre de thalle par jour ou 100 à 150 gouttes de teinture-mère. Attention à ne pas dépasser 120 microgrammes d’iode par jour.

PLANTES A CAFEINES
Le café n’est paradoxalement pas « amaigrissant », par contre le thé vert et le maté semblent intéressants comme adjuvants d’un régime amaigrissant. L’infusion de ces deux feuilles contient de la caféine et des flavonoides.
Autant le thé vert est assez insipide autant le maté, Ilex paraguariensis, est amer.
Le thé vert est peu stimulant, c’est une boisson agréable et bénéfique à plus d’un titre (protection vasculaire, peut-être protection contre la dégénérescence cancéreuse)
Le maté est « très » stimulant, attention à l’insomnie quand on boit du mate en fin de journée. N’oublions pas que la caféine est aussi un excitant cardiaque et légèrement diurétique.

GARCINIA
Les extraits de l’écorce de fruit de Garcinia cambogia et Garcinia indica , in vitro et chez l’animal, empêchent l’accumulation de graisse, semblent diminuer l’appétit et augmentent en même temps la consommation de glucose (la thermogenèse). Chez l’homme c’est moins évident.

On estime que les extraits de garcinia cambogia concentré en acide hydroxycitrique ou en son sel calcique peuvent aider à perdre du poids :

  • Quand l’alimentation est trop riche en glucides (sucres, sucreries, pain, pâtes, riz, pomme de terre etc..). L’extrait de garcinia n’agit pas quand l’alimentation est trop riche en corps gras.
  • Quand on absorbe les extraits de garcinia riches en acide hydroxycitrique très peu de temps avant de manger (1/2 heure à une heure avant le repas)
  • Quand la dose quotidienne est assez élevée : au moins l’équivalent de 1500 mg d’acide hydroxycitrique par jour en plusieurs prises selon les repas ; dans certaines études la dose quotidienne approche les 3 g par jour et même 4,5 g par jour.
  • En évitant un régime riche en fibres insolubles (comme le son) qui empêche, semble-t-il, l’absorption intestinale de l’acide hydroxycitrique ou de ses sels.

On trouve sur le marché des extraits purs de garcinia, ou des compléments alimentaires qui en contiennent souvent en association avec d’autres substances ou extraits de plantes à visée amaigrissante.

Il faut préférer les extraits purs de garcinia car les compléments amaigrissant composés n’en contiennent généralement pas assez pour être efficace. De plus certaines substances associées aux extraits de garcinia peuvent avoir des effets secondaires néfastes (chrome, caféine, éphédrine).

Depuis mai 2012 les autorités françaises de l’ANSM n’autorisent plus la vente de médicaments contenant du garcinia.

COLEUS (COLEUS FORSKOHLII)
La racine de cette plante asiatique est utilisée depuis longtemps en médecine ayurvédique. Elle est préconisée aussi bien pour des troubles cutanés (psoriasis, eczéma), cardiaques, l’asthme ou l’impotence sexuelle masculine.
Il semblerait que cette plante, dont le composé principal est la forskoline, active plusieurs systèmes enzymatiques fondamentaux du métabolisme intermédiaire. Ce faisant le coleus augmenterait l’activité de la thyroide et de façon directe ou indirecte celle des cellules graisseuses (lipolyse des adipocytes). L’extrait de coleus est donc proposé comme adjuvant des régimes amaigrissants.
On doit éviter d’en prendre en cas d’hypotension chronique, de troubles de la coagulation, d’ulcères digestifs, et en cas de grossesse. L’extrait est standardisé en forskoline : exemple 250 mg d’extrait standardisé à 1%, deux à trois fois par jour.

 PLANTES A INULINE QUI LIMITENT L’ABSORPTION INTESTINALE DES GLUCIDES : yacon, topinambour

Les plantes alimentaires contiennent différents types de polysaccharides.
Les amidons sont très répandus, ce sont des glucides dont la molécule de base est le glucose (polymère du glucose). Le système digestif humain est capable de digérer (dépolymériser) les amidons, et d’assimiler facilement tout le glucose. Dans les fructanes comme l’inuline, la molécule de base est le fructose. Ce type de polymère à base de fructose n’est pas assimilable par le système digestif car les enzymes digestifs n’arrivent pas à le dégrader. Seules nos bactéries coliques peuvent transformer une partie des fructanes en molécules assimilables.
Les diététiciens s’intéressent maintenant aux plantes à inuline (fructanes) parce qu’elles apportent peu de calories tout en induisant un effet de satiété (coupe-faim). De plus elles favorisent le maintien d’une flore intestinale active et variée qui facilite le transit et maintient le colon « en bonne santé » (action probiotique).

Quelles sont les plantes à fructanes (inuline) ? La racine de chicorée et de pissenlit, le rhizome de chiendent ou d’asperge, les tubercules du topinambour (Helianthus tuberosus) et du yacon (Smallanthus sonchifolius = Polymnia sonchifolia).
Le topinambour, Helianthus tuberosus, est une plante d’Amérique du Nord, très résistante et qui s’adapte à beaucoup de terrains même pauvres. Il a été introduit en France avant la pomme de terre mais n’a pas rencontré le même succès malgré la facilité de sa culture. On peu consommer les tubercules souterrains crus ou cuits.
Le yacon (Smallanthus sonchifolius = Polymnia sonchifolia) est originaire de la région andine d’Amérique du sud, il contient encore plus d’inuline que le topinambour. Il est quasiment inconnu en Europe bien que cultivable dans la majorité des pays tempérés. On peut consommer les tubercules crus ou cuits. Certaines études ont montré que la consommation de yacon permettait en plus de contrôler le diabète modéré de type 2. On peut trouver sur le marché international des extraits de yacon (racine déshydratée en poudre ou en lamelles)

 PLANTES SUCRANTES MAIS SANS SUCRE : Stevia, Rubus suavissimus.

L’attrait des humains pour les aliments sucrés est manifeste et universel. Pourtant le sucre cristallisé est un aliment relativement récent lié au développement des plantations de canne à sucre et de betterave sucrière.
L’omniprésence du sucre (saccharose ou autres sucres industriels) dans l’alimentation moderne est en partie responsable de l’augmentation de l’obésité, des caries et du diabète de type 2.
Pourquoi ne pas remplacer ces sucres par des aliments naturels, produisant la sensation sucrée mais sans calories ou risque cariogène ?
On connaît au moins deux plantes sucrantes : la Stevia, Stevia rebaudiana, ou herbe sucrée du Paraguay, et la ronce sucrée de Chine, Rubus suavissimus.
Les pays asiatiques qui produisent peu de sucre les ont adoptées (Japon, Corée du sud, Chine, Taiwan, Malaisie), mais les pays occidentaux ne les connaissent pas car les lobbies du sucre et de l’aspartame (édulcorant sucrant) y sont puissants.
Les feuilles de ces deux plantes contiennent des hétérosides (stevioside pour la Stevia) au pouvoir sucrant (environ deux cent fois l’effet du sucre). On utilise les feuilles en infusion ou les extraits de feuilles dans l’alimentation (en Asie il y a même du coca à la Stevia).
L’intérêt de ces plantes ne se limite pas à leur pouvoir sucrant qui permet de les substituer au sucre dans un régime diététique ou amaigrissant, elles possèdent d’autres propriétés médicinales : anti-inflammatoire, antidiabétique, anti-allergique, anti-hypertensive. Ces deux plantes peuvent se cultiver en Europe.

PLANTES QUI AUGMENTENT L’ACTIVITE HEPATIQUE, PLANTES DEPURATIVES :
pissenlit, artichaut, romarin, chardon marie, curcuma, hercampuri (gentianella)

Le foie est une glande très importante dans la régulation du métabolisme du glucose et des lipides sanguins. Les personnes en surpoids ou obèses ont souvent un foie épuisé ou fonctionnant mal quand il n’est pas stéatosique à la manière d’un foie d’oie qu’on gave.
Il faut donc stimuler l’activité hépatique et son excrétion biliaire pour accompagner un régime amaigrissant. Les plantes citées sont pour la plupart déjà détaillées dans le site Phytomania. L’Hercampuri est une plante d’Amérique du sud principalement utilisée au Pérou.

 

 PLANTES ET DIABETE, PLANTES ET TROUBLES DU CHOLESTEROL

Le syndrome métabolique lié au surpoids ou à l’obésité s’accompagne presque toujours d’un diabète de type 2 avec souvent épuisement du pancréas lié à l’inefficacité progressive de l’insuline.
Ce syndrome s’accompagne le plus souvent de troubles des lipides sanguins (augmentation du cholestérol sanguin, des triglycérides, anomalie dans le rapport des transporteurs (lipoprotéines) du cholestérol.
Quand le surpoids s’accompagne de ce type d’anomalies métaboliques, il est fondamental d’associer une phytothérapie adaptée au régime hypocalorique (amaigrissant).
Voir les rubriques diabète et troubles du cholestérol dans le chapitre rubriques thérapeutiques. Guggul, Commiphora mukul ; ail, Allium sativum ; artichaut, Cynara scolymus ; pissenlit, Taraxacum officinalis ; romarin, Rosmarinus officinalis ; curcuma, Curcuma longa ; ginseng, Panax ginseng ; olivier, Olea europea ; noyer, Juglans regia ; ronce, Rubus fructicosus ; framboisier, Rubus idoeus ; fraisier, Fragaria vesca ; mûrier, Morus nigra ; myrtille, Vaccinium myrtillus ; thé vert, Camellia sinensis

Nous ajouterons aux plantes déjà citées dans ces rubriques le Lagerstroemia speciosa (banaba). Le Lagerstroemia speciosa (banaba aux Philippines) est un arbre de taille moyenne originaire du sud est asiatique. Il est utilisé depuis longtemps dans cette partie du monde pour soigner les symptômes du diabète et certains troubles urinaires. Plusieurs études in vitro et chez l’animal ont confirmé l’intérêt de la feuille de banaba comme antidiabètique et adjuvant d’un régime amaigrissant. Ce sont les tanins qui paraissent actifs.
Cette plante ne semble pas présenter de toxicité. Elle est donc tout à fait intéressante pour soigner les complications de l’obésité et du diabète léger en Asie du sud-est, où cette épidémie prend de l’ampleur et où les médicaments sont souvent falsifiés.

 

PLANTES MEDICINALES « CALMANTES » ADJUVANTES DU REGIME HYPOCALORIQUE : le millepertuis (Hypericum), le pavot de Californie (Eschscholtzia), la valériane( Valeriana), le tilleul (Tilia)

 

L’augmentation du poids est souvent liée à l’anxiété ou à des troubles psychologiques mineurs. Le régime alimentaire hypocalorique, régime restrictif par définition donc frustrant, peut également accentuer le « nervosisme » ou s’accompagner d’instabilité caractérielle ou émotive. Il faut donc souvent associer des plantes calmantes ou légèrement sédatives au régime amaigrissant. Plusieurs plantes citées sont détaillées dans le site Phytomania, voir aussi la rubrique insomnie et troubles du sommeil.